En effet, les récents conflits au Moyen-Orient ont conduit à une perturbation significative des chaînes d'approvisionnement en pétrole. Le prix moyen à la pompe a franchi le seuil des 3,32 dollars, soit environ 0,75 euro le litre, selon l'Association Américaine des Automobilistes (AAA). De surcroît, les contrats à terme sur l'essence ont connu une flambée de 27 % cette semaine, un chiffre qui évoque les plus fortes hausses depuis le début de la guerre en Ukraine, en mars 2022.
Les marchés anticipent de nouvelles augmentations à l'avenir, mettant en lumière les inquiétudes des traders : les matières premières pourraient prendre de la valeur dans les semaines à venir. En janvier 2026, le prix du gallon était d'environ 2,79 dollars, un niveau extrêmement bas par rapport aux chiffres actuels. Ce qui signifie que la hausse a été impressionnante, avec une augmentation de presque 19 % depuis le début d'année.
Un défi pour l'administration Trump
Cette situation met le président Donald Trump dans un dilemme. Il a fréquemment mis en avant la diminution des prix du carburant comme un signe de fierté nationale et de domination énergétique. Maintenant, cette remontée des prix pourrait avoir des répercussions politiques significatives à l'approche des élections de mi-mandat cette année.
La perturbation des livraisons de pétrole au Moyen-Orient, particulièrement par le détroit d'Ormuz, exacerbe les problèmes. Plusieurs raffineries en Asie sont à court de brut, forçant certaines d’entre elles à réduire leur production. Pendant ce temps, la Chine a demandé à ses raffineries de limiter leurs exportations de diesel et d'essence.
Cette conjoncture coïncide également avec la transition saisonnière des raffineries américaines, qui passent d'une formulation d'hiver à une version estivale plus coûteuse. Traditionnellement, cette période entraîne une hausse des tarifs à la pompe au printemps.







