Une larve de ver mangeur de chair, détectée début juin au Texas, suscite des inquiétudes aux États-Unis, surtout après des coupes budgétaires controversées. Les pertes financières liées à une infestation de ce parasite, déclaré éradiqué depuis 1966, pourraient atteindre 1,8 milliard de dollars.
En juin dernier, Brooke Rollins, secrétaire à l'Agriculture, a annoncé la découverte d'une larve de lucilie bouchère sur un veau dans le sud du Texas, près de la frontière mexicaine. Cette identification est la première en 60 ans, comme l’a rapporté l'Associated Press.
L'insecte se nourrit "des tissus ou de la chair"
Selon les Centers for Disease Control and Prevention (CDC), la lucilie bouchère, ou Cochliomyia hominivorax, est une espèce parasitaire qui se nourrit des tissus des animaux à sang chaud. Ce comportement alimentaire entraîne des lésions graves sur les victimes, où l'insecte pond des œufs qui éclosent en larves. Celles-ci s’alimentent des tissus vivants, ce qui provoque des plaies douloureuses et souvent fatales en l'absence de traitement.
Un quart des effectifs perdus
Eradiqué en 1966 après avoir causé des pertes considérables, ce parasite représente une menace sérieuse pour l'élevage américain, surtout dans un contexte où les prix de la viande de bœuf atteignent des sommets. Les autorités se retrouvent dans une course contre la montre pour contenir la propagation.
Malheureusement, entre janvier 2025 et janvier 2026, le ministère américain de l'Agriculture (USDA) a perdu près de 20 000 employés en raison de coupes budgétaires. Le Service d’inspection sanitaire des animaux et des plantes (APHIS) a ainsi perdu 2 009 postes, soit 23 % de son personnel, réduction qui entrave sa capacité à lutter contre ce fléau.
Le ministère de l’Agriculture nie toute responsabilité
Depuis la réapparition de la lucilie bouchère, des élus s'alarment des conséquences de ces coupes sur la santé animale. Pourtant, la direction de l'USDA rejette toute responsabilité liée à la gestion de cette crise par l'administration Trump. Brooke Rollins a déclaré : "Nous avons simplement reallocé les ressources pour donner la priorité à ce qui compte", selon un rapport du Hill. Un rapport récent suggère pourtant une baisse inquiétante des budgets destinés à surveiller le parasite.
Avec une note de l’USDA annonçant un coût potentiel d’infestation de 1,8 milliard de dollars pour le Texas, ces coupes budgétaires risquent de coûter cher aux contribuables et à l'économie.







