Le réseau social W, en concurrence avec X (anciennement Twitter), a dévoilé sa version publique le 17 juin dernier. Basé en Suède, ce nouveau venu se démarque par son exigence d'authentification stricte, où chaque utilisateur doit prouver son identité en scannant son passeport ou sa carte d'identité via une application dédiée.
Ce projet, révélé lors du Forum économique mondial à Davos, s'inscrit dans une volonté claire de fournir une alternative européenne aux plateformes dominées par des géants américains tel qu’Elon Musk. Les initiateurs de W espèrent capter la confiance des utilisateurs en offrant une plateforme où les données sont en toute sécurité, davantage orientée vers la vérification et l'authenticité. Le président du Conseil européen, Antonio Costa, a déjà soutenu cette initiative en partageant son premier post sur W, soulignant que "cette plateforme héberge les données en Europe, où la lutte contre la désinformation est primordiale et tous les utilisateurs sont des humains vérifiés".
Cette exigence d'authentification, essentielle pour W, a été mise en place pour combattre la prolifération de faux comptes et de bots, très présents sur d'autres réseaux sociaux. Malgré cette rigueur, les utilisateurs auront la possibilité d'utiliser un pseudonyme pour interagir, garantissant ainsi un certain degré d'anonymat.
Des initiatives naissantes en Europe
W n'est pas la seule plateforme à voir le jour en Europe. Des projets tels que eYou et Eurosky ont également émergé récemment. Eurosky, qui a débuté mi-avril, vise à offrir un accès à des réseaux sociaux indépendants, tandis que Bulle, présenté comme un "réseau social sain", a fait son apparition en janvier. D'autres innovations, comme Monnett, fusion entre TikTok et Instagram, se préparent à lancer leur version complète début juillet.
Ces nouvelles plateformes doivent encore convaincre les utilisateurs face à un marché dominé par des mastodontes américains et asiatiques : Meta, propriétaire de Facebook et Instagram, engroupe 259 millions d'utilisateurs dans l'UE, tandis que TikTok et X comptent respectivement 135,9 millions et 115,1 millions d'usagers. Toutefois, ces récents développements montrent un intérêt grandissant du public européen pour des alternatives plus locales, dans un contexte de tensions croissantes entre l'Europe et les États-Unis.







