Les répercussions du conflit au Moyen-Orient touchent divers secteurs, et la filière plastique française n'échappe pas à cette tendance. Avec une crise énergétique qui alourdit les coûts et des pénuries de matières premières, la Laiterie de Saint-Denis-de-l'Hôtel, dirigée par Emmanuel Vasseneix, est confrontée à une flambée des prix des plastiques.
Les stations-service dans des régions comme le Loiret témoignent des craintes économiques générées par cette situation, tandis que la filière plastique, essentielle pour de nombreuses entreprises, est affectée directement. « Les produits à base de pétrole, comme les résines plastiques, deviennent de plus en plus coûteux », souligne M. Vasseneix dans une interview accordée à ICI Orléans.
En effet, le prix du PET, une matière utilisée pour fabriquer des bouteilles, a fait un bond significatif, passant de 1 000 à 1 600 euros la tonne, soit une augmentation de 30 à 40 %. « Cette hausse se traduit par un coût additionnel direct de 2 centimes par bouteille », précise-t-il.
Des perspectives alarmantes pour l'industrie
Les entreprises doivent également composer avec des hausses anticipées de 5 à 10 % sur divers produits dérivés du plastique, incluant bouchons et étiquettes. L'impact de l'augmentation des prix ne se limite pas aux matières premières ; le coût du transport, lui aussi, grimpe en raison de l'envolée des prix du carburant. « Dès que le gazole augmente, nos frais de transport suivent », avertit Vasseneix.
Les prévisions pour l'année 2026 tablent sur une hausse de 10 millions d'euros sur un volume d'achat de 50 millions d'euros, ce qui représente une pression considérable pour la rentabilité. « Il nous faudra répercuter cette augmentation sur nos clients », assure-t-il. Cela risque d'être un défi, notamment après des négociations de prix qui viennent tout juste de se terminer.
« Les attentes du marché évoluent rapidement. Les clients espérait des baisses de prix, mais nous devons leur annoncer le contraire », déplore-t-il. Les ajustements nécessaires s'annoncent donc délicats dans un climat où l'économie mondiale est déjà sous tension.
Concernant les marges de manœuvre, M. Vasseneix a exprimé son inquiétude quant à la situation économique en France. « Chaque pays tente de protéger ses propres intérêts économiques » a-t-il observé. Les exportations souffrent et l'industrie nationale est mise à mal ; une situation qu'il juge alarmante pour l'avenir. La protection des outils de production en France semble donc impérative pour éviter des pertes significatives.
Enfin, il souligne l'importance de rationaliser et d'optimiser les processus de production pour rester compétitifs sur le marché, un enjeu crucial dans les mois à venir.







