Les incidents de vol de chèques ont engendré des pertes de 625 millions d’euros en 2021, une hausse significative de 16 % par rapport à l’année précédente. Il est crucial d’agir promptement face à cette menace.
Si un prestataire exige un paiement par chèque pour des travaux réalisés, alors que le montant a déjà été débité, vous risquez d’être victime d’un vol de chèque. Soyez conscient que les vérifications effectuées par les banques ne sont pas infaillibles.
Faire opposition immédiatement
En cas de perte ou de vol, il est essentiel de faire opposition à l'encaissement des chèques disparus ou falsifiés. Vous pouvez contacter votre banque via le numéro d'urgence inscrit sur vos moyens de paiement, sur son site internet ou son application mobile. De nombreuses banques offrent la possibilité de faire cette déclaration d'opposition directement sur leur espace client en ligne.
Déposer une plainte et confirmer l'opposition
Après un vol ou une fraude, il est impératif de porter plainte au commissariat ou à la gendarmerie. Par ailleurs, vous devez confirmer votre opposition par écrit auprès de votre banque dans les 48 heures, en joignant une copie du dépôt de plainte et, si possible, les numéros des chèques concernés. Sans cela, l’opposition risque d’être annulée.
Remboursement ou annulation des chèques
Si votre banque considère l'opposition légitime, l'encaissement des chèques sera empêché ou annulé s'il a déjà eu lieu. Dans ce cas, votre compte ne sera pas débité ou sera recrédité. Si la banque refuse votre demande, vous pouvez faire appel gratuitement au médiateur bancaire ou, si nécessaire, porter l'affaire devant le tribunal judiciaire.
À savoir : Les banques ont la liberté de facturer ou non l'opposition sur chèque ou chéquier, généralement entre quelques euros et une dizaine d'euros par formulaire, selon votre contrat et les assurances liées à vos moyens de paiement. Il est interdit de faire opposition à un chèque sans raison légitime, notamment dans le cadre d’un litige. Cela pourrait entraîner des sanctions sérieuses, y compris l'interdiction d'émettre des chèques, des amendes et même des peines d'emprisonnement dans les cas les plus graves.
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