À partir de novembre, une enquête sera lancée pour analyser le niveau d'imprégnation des poissons de rivières par les PCB, substances chimiques nocives. Ce projet, mené en collaboration entre l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) et l'Institut national de veille sanitaire (Invs), vise à évaluer les impacts sur la santé des populations, notamment celles vivant près des fleuves Rhônes, Moselle, Seine, Rhin et Somme.
Objectifs de l'étude
Cette recherche répond à une demande croissante du public et des associations œuvrant pour la protection de l'environnement et de la santé. En effet, des préoccupations autour de la contamination par les PCB, souvent désignés par le terme pyralènes, ont émergé suite aux précédentes études menées par des organismes comme WWF. Les premiers résultats de cette étude devraient être publiés en juillet 2010, où l'on apprendra davantage sur l'ampleur de la contamination.
Méthodologie et zones d'étude
Les investigations incluront quatre sites aux niveaux de pollution variés, ainsi que deux zones témoins, non impactées, localisées près de la Loire et de la Garonne. Les données recueillies seront cruciales pour comprendre les effets néfastes potentiels de la consommation de poisson contaminé.
Les dangers des PCB
Interdits depuis 1987 en raison de leur potentiel cancérogène, les PCB continuent de représenter un risque latent en se concentrant dans les sédiments des cours d'eau. Selon une étude publiée par WWF, les riverains qui consomment du poisson, particulièrement ceux proches du Rhône et de la Seine, affichent des taux de PCB dans le sang pouvant atteindre cinq fois ceux d'un groupe témoin. Les analyses ont également révélé que les personnes ayant des antécédents de forte consommation de poisson ou ayant vécu longtemps près de ces rivières sont les plus touchées. Des risques de maladies graves, tels que des cancers et des problèmes neurologiques, ont été identifiés dans d'autres études internationales, notamment aux États-Unis et en Espagne.







