Une cave humide compromet le rangement, dégrade les biens et favorise moisissures et mérule. Avant d'agir, il est essentiel de comprendre l'origine de l'humidité et d'adapter la solution : ventilation, traitements des murs, drainage ou travaux structurels peuvent être nécessaires, seuls ou combinés.
diagnostic : mesurer et identifier les causes
Commencez par mesurer l'humidité relative et la température avec un hygromètre : en général, 30 % en hiver et jusqu'à 50–55 % en été sont des valeurs acceptables ; au-delà, le risque de moisissure augmente. La température idéale pour limiter le développement fongique est inférieure à 25 °C.
Trois origines principales expliquent l'humidité en cave : remontées capillaires depuis le sol, infiltrations ponctuelles (fuites, gouttières, canalisations) ou condensation liée à un manque de renouvellement d'air. Identifier la source permet de choisir l'intervention la plus pertinente. Si le diagnostic est incertain, faites appel à un professionnel : un bilan technique évite des travaux inutiles et oriente vers la solution la plus durable.
aération et ventilation : solutions adaptées
Améliorer la circulation d'air est souvent la première étape. Lorsqu'il est possible, privilégiez d'abord des mesures simples et peu onéreuses avant d'envisager des installations mécaniques.
- favoriser l'aération naturelle : percer ou restaurer des entrées d'air sur murs opposés pour créer un balayage, ajouter des grilles sous la porte ou des soupiraux pour le tirage naturel ; l'emploi d'un déshumidificateur électrique peut renforcer l'efficacité en saison humide.
- opting pour la ventilation mécanique : un extracteur individuel avec détecteur d'humidité est économique et autonome ; pour des situations plus exigeantes, la VMC simple flux extrait l'air humide tandis que la VMC double flux renouvelle et filtre l'air en continu ; la VMI (ventilation mécanique insufflée) peut être adaptée pour contrôler température et hygrométrie, à surveiller pour éviter toute condensation non souhaitée.
traitements structurels, drainage et bonnes pratiques
Si l'humidité provient des murs ou du sol, des travaux ciblés sont souvent indispensables. Parmi les interventions courantes : enduit hydrofuge sur murs et dalles, assèchement suivi d'injection de résine pour couper les remontées capillaires, pose d'une membrane d'étanchéité côté fondation, cuvelage intérieur ou drainage avec bâche et puisard. Ces opérations ont des coûts et des implications techniques variables : un traitement de surface peut coûter quelques dizaines d'euros par m², tandis qu'un drainage complet ou un cuvelage dépasse parfois plusieurs milliers d'euros. Un professionnel pourra chiffrer précisément la situation.
Pour les caves sujettes à des infiltrations saisonnières, l'installation d'un puisard et d'une pompe vide-cave permet d'évacuer rapidement l'eau vers le réseau d'évacuation ; l'eau récupérée peut, sous conditions, être utilisée pour l'arrosage. Enfin, quelques gestes d'usage limitent les dégâts : stocker les objets sur des palettes ou étagères, éviter le stockage direct sur le sol, préférer des boîtes étanches, aérer régulièrement et surveiller l'hygrométrie. En combinant diagnostic rigoureux, solutions techniques adaptées et bonnes pratiques de rangement, on restaure une cave saine et durablement utilisable.







