La récente suspension de la réforme des retraites laisse de côté les carrières longues et certains régimes spéciaux, permettant au gouvernement d'économiser 400 millions d'euros. Cette décision ne manquera pas de susciter des réactions, notamment de la part de l'opposition de gauche.
Les carrières longues exclues de la suspension
Les assurés ayant débuté leur carrière jeunes, qu'ils soient partis un, deux ou trois ans avant l'âge légal, ne seront pas touchés par cette suspension. On note également que certains régimes spéciaux, par exemple les fonctionnaires en service actif, ne sont pas concernés. Comme l'indique un haut fonctionnaire dans Le Parisien, "Les carrières longues représentent une part significative des départs, ne peuvent pas être traitées à la légère." Ces carrières longues, représentant plus d’un sixième des départs à la retraite en 2024, suscitent de vives inquiétudes tant leur nombre a gonflé récemment.
Des tensions à l'horizon
Aucune précision n’a été apportée concernant la situation des carrières longues et des régimes spéciaux dans les documents officiels présentés au Parlement. Cependant, la lettre rectificative évoque un coût de la suspension évalué à 1,4 milliard d'euros, inférieure aux 1,8 milliard annoncés initialement, une variation attribuée aux exclusions. Si ces disparités se confirment, elles pourraient provoquer une forte réaction de la gauche, notamment du Parti socialiste, qui a affirmé veiller à ce que les carrières longues soient intégrées dans cette suspension. "Nous serons vigilants," a déclaré un cadre du parti.







