La réforme récente des retraites introduit un dispositif de surcote parentale pour soutenir les parents face à la perte de trimestres acquis. Ce nouvel amendement vise à atténuer l'impact du report de l'âge de départ à 64 ans sur les familles.
Depuis le 1er septembre 2023, le relèvement progressif de l'âge de départ à la retraite a des répercussions sur la vie quotidienne de nombreux Français, et particulièrement sur les parents. Afin de compenser cette situation défavorable, le gouvernement a mis en place la surcote parentale. Ce mécanisme, distinct de la surcote classique qui augmente le montant de la pension, est destiné à tous les pères et mères qui prennent leur retraite à taux plein.
Qu'est-ce que la surcote parentale ?
La surcote parentale permet aux parents de gagner jusqu'à 8 trimestres supplémentaires par enfant, répartis comme suit : 4 trimestres pour la naissance ou l'adoption, et 4 autres pour l'éducation de l'enfant. La majorité de ces trimestres sont souvent attribués aux mères. Le report de l'âge légal peut entraîner une perte de ces trimestres, d'où l'importance de la surcote parentale, qui représente une augmentation de la pension de base de 1,25 % par trimestre supplémentaire travaillé entre 63 et 64 ans. Cela peut aboutir à une majoration allant jusqu'à 5 % sur une année complète.
Conditions d'éligibilité pour la surcote parentale
Pour bénéficier de cette surcote, plusieurs conditions doivent être remplies :
- Être âgé d'au moins 63 ans ;
- Avoir acquis au moins un trimestre de majoration de durée d'assurance pour enfant (incluant maternité, adoption, éducation d'enfant handicapé ou congé parental) ;
- Avoir atteint la durée d'assurance requise pour un taux plein, soit 43 annuités.
Les parents de trois enfants ou plus peuvent bénéficier d'une surcote supplémentaire de 10 %, calculée sur le montant total de leur pension. Les enfants pris en compte sont ceux élevés pendant au moins 9 ans avant leurs 16 ans, qu'ils soient biologiques ou à charge.







