Le gouvernement a récemment confirmé un report de la revalorisation des retraites, qui n’aura plus lieu en janvier 2024, mais sera décalée à juillet 2025. Ce changement aura des conséquences significatives pour des millions de retraités, tant pour leur pension de base que pour leur complémentaire.
Cette annonce, perçue comme un coup dur pour de nombreux assurés, signifie un manque à gagner considérable. Selon les prévisions, l'État espère réaliser des économies d'environ 4 milliards d'euros grâce à cette décision. Les principaux concernés comprennent le régime général de la sécurité sociale et le régime des indépendants, totalisant plus de 18 millions de personnes.
Les régimes spéciaux dans la tourmente
Les régimes spéciaux ne sont pas épargnés par le report. Les assurés de l’Enim, responsable des retraites des marins, ainsi que ceux du Service des retraites de l'État, des militaires et des fonctionnaires, subissent également cette décision. Parmi les autres régimes touchés, on trouve :
- Le fonds spécial des pensions des ouvriers de l'État (FSPOEIE).
- Le système de prévoyance et de retraite du personnel de la SNCF.
- La caisse nationale des industries électriques et gazières (CNIEG), qui inclut des entreprises emblématiques comme EDF et Engie.
Une double peine pour les retraités de l'Ircantec
Les retraités affiliés à l'Ircantec, environ 2 millions au total, ressentiront particulièrement ce report, car ils devront attendre six mois supplémentaires pour la revalorisation tant de leur pension de base que de leur retraite complémentaire. Cela survient au moment où l'Agirc-Arrco, le régime complémentaire des salariés, choisit de maintenir ses revalorisations habituelles, procédant à un ajustement de 1,6 % dès le 4 novembre pour ses 15 millions d’assurés. Par ailleurs, il est essentiel de noter que les pensions de réversion, versées aux conjoints survivants, seront également affectées par ce report, leur revalorisation n'intervenant qu'en juillet 2025.







