À compter du 8 décembre 2023, une nouvelle réglementation européenne imposera aux vignerons d'afficher tous les ingrédients présents dans leurs vins sur les étiquettes. Cette initiative, bien que tardive pour le secteur viticole, s'inscrit dans une volonté générale d'information des consommateurs, déjà appliquée à la bière et aux spiritueux.
Ce que les nouvelles étiquettes devront révéler
Principalement constitué de raisin, le vin peut également contenir diverses substances telles que des additifs ou du sucre. La liste des ingrédients, qui doit être présentée par ordre décroissant selon leur poids lors de la production, inclura également des informations nutritionnelles. Sur les étiquettes papier, un symbole représentant l'énergie – « E » – sera utilisé pour indiquer la valeur énergétique en kilojoules (kJ) ou en kilocalories (kcal) pour 100 ml. Les fiches complètes, quant à elles, devront être accessibles via un QR code présent sur l'étiquette ou l'emballage. Il est important de noter que les bouteilles étiquetées avant cette date pourront continuer à être vendues jusqu'à épuisement des stocks, conforme aux directives de la DGCCRF.
Les additifs à surveiller dans le vin
Les additifs autorisés dans le vin varient en fonction des législations de chaque pays. En France, 49 additifs sont permis dans les vins conventionnels, tandis que les vins bios en comptent 38. Pour le vin naturel, seul le dioxyde de soufre, connu sous le nom de sulfites (E220), est accrédité, mais en quantité limitée. Son rôle est crucial : il protège contre l'oxydation et des contaminations microbiennes. Toutefois, cet additif est classé comme allergène, car il peut provoquer des réactions indésirables chez certaines personnes, notamment des maux de tête. La question de la réduction de son usage dans la vinification demeure donc un enjeu de santé publique.







