Il règne à La Havane une ambiance étrange, mêlant inquiétude et résignation.
« Il est temps que cela change. Ce n’est plus possible de vivre ici, tout se dégrade chaque jour », confie Robertico, un jeune médecin havanais.
Les Cubains se souviennent du climat d’incertitude qui a suivi le kidnapping du président vénézuélien Nicolas Maduro, entraînant des craintes d’invasion. Bien que la situation se soit stabilisée, les menaces de Trump indiquent clairement que l’hostilité envers Cuba demeure. Les déclarations récentes de Trump, pendant le sommet Shields of the Americas à Doral, en Floride, où il a affirmé que « Cuba vit ses derniers instants », alimentent les inquiétudes de la population.
Des opinions divergentes
Le secrétaire d'État, Marco Rubio, fils d’immigrés ayant fui Batista, concentrent ses efforts sur le renversement du régime communiste cubain. Bien que la Maison Blanche évoque des négociations, la réalité semble indiquer qu’il n'y a rien à discuter, si ce n’est la chute du gouvernement cubain.
Yadira, une habitante de La Havane, exprime son scepticisme :
« Je pense que Trump n’ira pas jusqu’à une attaque. Il a trop à perdre. Ce qui l’intéresse, ce sont les affaires. »Pour elle, l’enjeu reste économique plutôt que militaire.
Un climat de révolte
La population cubaine se divise en trois catégories : ceux qui restent passifs, ceux qui se rebellent comme Robertico, et les partisans du régime. Les manifestations nocturnes, où des habitants expriment leur mécontentement en tapant sur des casseroles et en scandant « Liberté », se multiplient dans les rues de La Havane. Toutefois, l'impuissance face à la situation reste identifiable.
« Nous sommes prêts à donner notre président pour une caisse de bière Cristal », conclut Robertico avec humour.







