Il y a quelques semaines, après une décision de l'administration des domaines, il avait été décidé de démolir trois des quatre pylônes de la station de Croix-d’Hins, le dernier étant conservé pour les besoins de la D.F.C.I.
La station, qui avait été mise en place par les Américains en 1918, allait disparaître après avoir servi d'outil essentiel pendant la Première Guerre mondiale. En 1944, elle avait subi des dommages considérables, des pylônes ayant été détruits par les forces ennemies, et elle avait été laissée à l'abandon.
Il est à noter que, selon des informations rapportées par Sud Ouest, une entreprise de Concarneau avait acquis les structures métalliques dans le but de les recycler. Ainsi, les opérations de destruction ont commencé un mardi après-midi, avec le maître artificier, M. Pernel, en charge de l'explosion.
Le 13 mars à 13 heures, l'artificier a commencé les préparatifs pour démolir le premier pylône. Avec 71 kilos de dynamite placés sous deux piliers, il était en communication radio avec les techniciens de la D.F.C.I. pour s'assurer d'une opération sécurisée.
Exactement à 13 h 51, la détonation a résonné. Le pylône de 256 mètres a vacillé avant de s'écraser au sol, générant un fracas de ferrailles, tandis que des gerbes d'eau et de sable s'élevaient dans les airs parmi la fumée de l'explosion.

Les 1 000 tonnes de fer se sont alors transformées en un amas désordonné de débris. Les jours suivants, d'autres pylônes devaient subir le même sort, permettant ainsi de dégager le site au cours des mois suivants, sauf un dernier vestige : la tour métallique de la D.F.C.I.
Ce récit, tout en étant un souvenir du passé, rappelle l'importance de la station de Croix d'Hins dans l'histoire des communications et de la technologie militaire en France.







