La Chine a annoncé ce vendredi le déblocage de 200 000 dollars d'aide humanitaire d'urgence en faveur du Croissant-Rouge iranien, suite à une explosion tragique à Minab, en Iran, le 28 février, qui a fait plus de 150 victimes, dont de nombreux enfants. Ce drame a eu lieu lors du premier jour du conflit en cours, et Téhéran a accusé les États-Unis d'être à l'origine de ce bombardement sur l'école.
En effet, peu après la tragédie, le gouvernement iranien a pointé du doigt l'implication américaine, générant ainsi une montée des tensions diplomatiques. Guo Jiakun, porte-parole des Affaires étrangères chinoises, a souligné que cette aide vise à apporter un soutien moral et matériel aux familles affectées par le drame. "Nous souhaitons témoigner notre compassion et apporter du réconfort aux familles des élèves décédés", a-t-il déclaré lors d'un point presse.
Cette initiative marque la première aide humanitaire concrète que la Chine propose depuis le début des hostilités. "La Chine est déterminée à continuer de soutenir l'Iran sur le plan humanitaire en ces temps difficiles", a-t-il précisé, ajoutant que les attaques contre des civils, notamment les enfants, violent gravement le droit international humanitaire.
Une économie sous pression
Ce conflit a également des répercussions notables sur l'économie chinoise, affectée par le blocage du détroit d'Ormuz, qui constitue une voie essentielle pour l'importation de brut. Plus de la moitié du pétrole importé par la Chine transite par cette région, comme l'a indiqué la société Kpler.
Malgré les enjeux, les analystes estiment que la Chine ne sacrifiera pas ses intérêts économiques pour s'opposer directement aux États-Unis, notamment à l'approche d'une visite potentielle du président Donald Trump prévu entre fin mars et début avril.
Initialement, Trump avait nié toute responsabilité américaine dans ce bombardement, rejetant la faute sur l'Iran. Cependant, il a quelque peu revu sa position en déclarant qu'il se conformerait aux résultats d'une enquête en cours.







