Le 13 mars, Téhéran a été le théâtre de frappes intenses alors qu'une vaste foule se rassemblait pour la manifestation annuelle en faveur des Palestiniens. Peu avant les bombardements, l'armée israélienne avait annoncé une opération visant à anéantir les infrastructures du régime iranien.
Des témoins ont rapporté une explosion retentissante dans le secteur, suivie d'un nuage de fumée noire. Siavosh Ghazi, correspondant de France 24 et RFI, a observé que la foule, bien que secouée par la violence, a continué à scander des slogans tels que "Mort à l'Amérique" et "Mort à Israël", tout en chantant "Allah Akbar". Cela témoigne d'une détermination éclatante à exprimer leur soutien, face à cette escalade de tensions.
L'armée israélienne a revendiqué plus de 200 frappes en l'espace de 24 heures, ciblant officiellement des systèmes de défense et des installations de fabrication d'armes. Cependant, plusieurs immeubles résidentiels ont été touchés, causant un grand nombre de victimes. Un sauveteur a déclaré : "Il y a des débris éparpillés partout. C'est un quartier résidentiel avec une ruelle étroite où plusieurs maisons et habitants ont été touchés".
De nouvelles frappes prévues dans l'après-midi
Dès jeudi, des destructions dans les habitations avaient déjà laissé de nombreux résidents sans abri. "Beaucoup ont perdu leur maison et des vies ont été tragiquement affectées. Les Nations Unies devraient intervenir rapidement. Un cessez-le-feu s'impose", s'est indigné un habitant. Un autre a ajouté : "Nous devons faire face à beaucoup de difficultés au quotidien, mais nous gardons l'espoir que le système finira par nous entendre".
En prévision de nouvelles frappes, l'armée israélienne a émis une nouvelle alerte, conseillant à la population de deux quartiers populaires d'évacuer pour garantir leur sécurité.







