Le président cubain, Miguel Diaz-Canel, a annoncé le 13 mars que des discussions avaient lieu entre des représentants de Cuba et des États-Unis. "Ces échanges visent à trouver des solutions par le dialogue face aux désaccords persistants entre nos pays", a-t-il déclaré lors d'une allocution retransmise à la télévision nationale.
Lors de cette intervention devant le haut conseil politique du Parti communiste cubain, Diaz-Canel a souligné que "certains facteurs internationaux ont facilité ces échanges", bien qu'il n'ait pas donné davantage de précisions.
En parallèle, La Havane a annoncé la prochaine libération de 51 prisonniers, sous l'égide du Vatican, un acteur traditionnel dans les relations entre Cuba et les États-Unis. Cette initiative fait suite aux déclarations de Donald Trump, qui insinuait que des négociations étaient déjà en cours. Jusqu'alors, Cuba avait démenti ces contacts tout en affirmant sa disponibilité pour dialoguer sans pression ni ingérence.
Un processus très sensible
Diaz-Canel a précisé que l'objectif est de "déterminer la volonté des deux parties d'agir pour le bénéfice de nos peuples" et d'identifier des domaines de coopération pour contrer les menaces pesant sur la sécurité et la paix de chaque nation.
Qualifiant ce processus de "très sensible", le président cubain a insisté sur la nécessité d'efforts considérables pour trouver des solutions et créer des espaces de compréhension pour s'éloigner des confrontations. Il a affirmé que Cuba est prête à avancer dans ce processus sur des bases d'égalité et de respect réciproque des systèmes politiques.







