Candidate à l'entrée dans l'UE, la Serbie, l'un des rares pays des Balkans non membre de l'Otan, a récemment effectué un investissement massif dans sa défense pour préserver sa neutralité. « Nous possédons des capacités que nous ne montrons pas », a déclaré le président serbe, Aleksandar Vucic, face aux rumeurs concernant des missiles de croisière supersoniques chinois. Suite à des images diffusées sur les réseaux sociaux, Vucic a confirmé que son pays possédait un « nombre significatif » de ces missiles.
« Nous en avons effectivement un nombre conséquent, et d'autres suivront », a affirmé le président sur la télévision nationale. Ces images, visibles depuis le début de la semaine, montrent les CM-400AKG, des missiles conçus par la Chine, intégrés à des MiG-29 de fabrication russe.
Un armement innovant pour la Serbie
Le président a évité de donner des informations précises sur ces missiles, qualifiés d'« extrêmement coûteux » et « extrêmement efficaces ». Des experts estiment que ces engins, assimilés à la version exportable de l’YJ-12 chinois, pourraient atteindre des vitesses quasi hypersoniques. La Serbie a récemment acheté 12 avions Rafale, une commande qui a coûté 2,7 milliards d'euros.
Les relations avec la Russie, également renforcées par des échanges d'armement, posent question dans une région marquée par les conflits des années 1990. Les images des aéronefs serbes équipés de ces missiles ont suscité des réactions au sein des anciens pays de Yougoslavie. Andrej Plenkovic, le Premier ministre croate, a annoncé qu'il informerait l'Otan de l'acquisition de ces nouveaux armements par la Serbie.
Malgré son statut de non-membre de l'Otan, Vucic a tenu à souligner les bonnes relations de Belgrade avec l'alliance militaire, affirmant que toutes les actions visent à « défendre notre territoire ».







