Un jeune homme de 18 ans a été inculpé en Suisse pour avoir planifié une attaque au couteau en lien avec l'organisation jihadiste État islamique (EI), selon une annonce récente du ministère public de la Confédération (MPC). D'après le parquet fédéral, ce ressortissant, résidant dans le canton d’Argovie, est accusé de préparation d’un « attentat terroriste au couteau au nom de l’EI ». Les charges retenues contre lui incluent le soutien à une organisation terroriste et la possession de documents liés à la violence.
Cette affaire débute en début d'année 2025, lorsqu'en juin, la police fédérale a alerté le MPC sur des indices suggérant que le jeune homme préparait un attentat. Bien qu'il ait été arrêté, il a été libéré de détention provisoire en décembre, les motifs de sa détention n’étant plus jugés valables. Les investigations ont révélé que son projet « se serait concrétisé par une attaque au couteau ciblant des victimes choisies au hasard », selon les déclarations du ministère public, rapportées par l'AFP.
Les enquêteurs prétendent que le suspect a « pris des mesures pour mettre ce plan à exécution », notamment en commandant un couteau en ligne et en établissant des contacts avec d'autres personnes partageant ses intentions radicales. Un aspect inquiétant de cette affaire est la recherche par le jeune homme d'une « justification religieuse » pour son projet meurtrier, qui illustre une tendance inquiétante parmi les jeunes radicalisés.
Une nouvelle génération de djihadistes plus jeunes
Les autorités judiciaires, tant en Suisse qu'en France, notent une montée préoccupante de jeunes impliqués dans des projets terroristes. En France, par exemple, le parquet national antiterroriste a rapporté que seize mineurs avaient été mis en examen en 2024, une augmentation par rapport à l'année précédente où seulement quinze avaient été accusés. Cette tendance au vieillissement des suspects trouve un écho dans plusieurs affaires récentes.
Parmi celles-ci figure la mise en examen de deux adolescents de 16 ans soupçonnés d'une attaque antisémite et d'un jeune homme de 19 ans suspecté de planifier une action violente contre des policiers. Les experts s'inquiètent de cette évolution qui traduit une maturité inquiétante dans l'extrémisme des jeunes générations.
Le dossier du jeune homme a été transféré au Tribunal pénal fédéral. Comme toujours dans ce type d'affaires, il bénéficie de la présomption d’innocence « jusqu’à un jugement définitif », a précisé le ministère public, tout en soulignant l'importance de la vigilance face à la radicalisation qui touche les jeunes en Europe.







