La justice brésilienne a récemment annulé l'autorisation donnée à Darren Beattie, conseiller pour le Brésil au Département d'État américain, de rendre visite à l'ex-président Jair Bolsonaro en prison. Cette décision fait suite aux préoccupations soulevées par le gouvernement brésilien concernant une potentielle ingérence étrangère.
Le juge de la Cour suprême, Alexandre de Moraes, a modifié son autorisation initiale, accordée seulement deux jours auparavant, pour permettre à Beattie de rencontrer Bolsonaro le 18 mars. Ce changement a été motivé par l'argument du ministère brésilien des Affaires étrangères exprimant que «la visite d'un agent public étranger à un ancien président de la République au cours d'une année électorale pourrait constituer une ingérence indue dans les affaires internes de l'État brésilien».
Beattie, un proche du gouvernement Trump, a toujours manifesté son soutien vis-à-vis de Bolsonaro, qui purgait une peine de 27 ans de prison pour avoir tenté de renverser le gouvernement. Alors que le Brésil se prépare pour une élection présidentielle prévue en octobre, Bolsonaro reste une figure incontournable de la politique nationale. Son fils, le sénateur Flavio Bolsonaro, a d'ailleurs été élu comme représentant de la droite pour contester le président sortant, Luiz Inacio Lula da Silva.
Selon plusieurs experts en politique brésilienne, cette annulation pourrait être interprétée comme une tentative stratégique du gouvernement brésilien de maintenir l'intégrité de ses élections face à une éventuelle ingérence étrangère. Comme l'indique Le Monde, ces événements soulignent les tensions entre le Brésil et les États-Unis, surtout dans le contexte électoral actuel.







