Des hôtels à Majorque et Francfort, des propriétés de luxe à Londres, ou encore à Dubaï... Selon une enquête exhaustive de Bloomberg, Mojtaba Khamenei, le successeur de son père, s'est constitué un immense empire financier malgré les sanctions internationales suscitée par son pays. Ces révélations surviennent dans le contexte tendu de la guerre en Iran, qui a débuté récemment.
Âgé de 56 ans, Khamenei aurait construit une fortune colossale, notamment grâce aux revenus pétroliers iraniens, et tissé un réseau d'investissements internationaux s'élevant à plusieurs milliards de dollars, défiant ainsi les restrictions imposées depuis 2019.
Des investissements sous un prête-nom
Des journalistes ont réussi à retracer une douzaine de propriétés à Londres, dans des quartiers très prisés. Parmi elles figure une somptueuse maison acquise en 2014 pour 33,7 millions de livres sterling. De plus, les investigations révèlent la possession d'une villa à Dubaï, ainsi que des hôtels cinq étoiles à Francfort et Majorque, le tout sans que ces biens ne soient directement à son nom. Ils sont inscrits au nom d'Ali Ansari, un homme d'affaires iranien qui a nié toute association avec Khamenei.
Les fonds qui alimentent ces acquisitions proviennent principalement de la vente de pétrole, canalisés à travers un réseau complexe de sociétés écran basées à Saint-Kitts-et-Nevis, sur l'île de Man, et aux Émirats arabes unis, avant d'être transférés vers des banques en Suisse, au Liechtenstein et au Royaume-Uni. Cette stratégie témoigne d'une planification minutieuse pour contourner les sanctions.
Découvrez notre dossier complet sur la guerre en Iran






