Récemment, des coupures et perturbations majeures affectent l'accès à internet, notamment mobile, à Moscou et dans d'autres régions de Russie. Selon le Kremlin, ces mesures resteront en place « aussi longtemps que nécessaire » pour garantir la sécurité des citoyens contre les menaces perçues de l'Ukraine. Lors d'un briefing quotidien, le porte-parole Dmitri Peskov a déclaré : « Le régime de Kiev utilise des méthodes de plus en plus sophistiquées pour ses attaques. Il est vital de mettre en œuvre des mesures de riposte technologiques ».
Peskov a précisé que ces « mesures systémiques » prises par les autorités russes sont conformes à la législation en vigueur. Un journaliste de l'AFP a signalé de mauvais accès à internet, même à des centaines de kilomètres du centre de Moscou.
Par le passé, les autorités ont déjà procédé à des restrictions sur des applications de messagerie populaires comme WhatsApp et Telegram, jugées contraires aux lois en vigueur. Des critiques affirment que ces actions visent à accroître le contrôle du Kremlin sur l'information et la communication en ligne. En parallèle, la Russie promeut MAX, une application de messagerie nationale développée par VK, qui est présentée comme une solution tout-en-un pour les services administratifs et le commerce en ligne. Cependant, les experts s'inquiètent de l'absence de cryptage de bout en bout, ne prévenant pas d'éventuelles utilisations pour la surveillance des utilisateurs.
Cette situation suscite des inquiétudes quant à la liberté d'expression et à la protection des droits numériques en Russie. Richard Smith, spécialiste des technologies numériques à Paris, souligne que « ces coupures ne font qu'accroître la méfiance envers le pouvoir en place, et renforcent le besoin d'une alternative sécurisée pour la communication ».







