Le récent conflit en Iran est déjà en train de redéfinir le paysage économique en France. Tandis que certains secteurs profitent de cette guerre, d'autres en subissent les effets dévastateurs. L'industrie de la défense, en particulier, est en pleine expansion. La France, se classant comme le deuxième vendeur d’armes mondial, voit ses ventes d'équipements militaires décoller, notamment au Moyen-Orient où les pays cherchent à renforcer leur sécurité. Des contrats significatifs, tels que la commande de Rafale par les Émirats Arabes Unis, témoignent d'un intérêt accru pour l'équipement militaire français. À titre d'exemple, la livraison du premier appareil est attendue d'ici 2026, et les entreprises comme Thales et Safran en bénéficient déjà fortement.
Parallèlement, le domaine de l'énergie, en particulier le pétrole et le gaz, connaît une envolée des actions des géants comme TotalEnergies et Engie, prouvant que ceux-ci figurent également parmi les gagnants. De plus, la récente conférence sur le nucléaire qui s'est tenue à Paris a mis en lumière le potentiel de l'énergie nucléaire face aux crises de l'or noir. L'électricité nucléaire, une option à faible empreinte carbone et souveraine, peut séduire d'autres pays désireux de sécuriser leur approvisionnement énergétique. EDF, en tant que leader dans ce domaine, pourrait voir des opportunités d'exportation de son expertise technique.
À l'inverse, certains secteurs souffrent. L'industrie énergivore, le transport aérien, ainsi que le secteur touristique doivent composer avec une augmentation des coûts qui grève leurs marges. Les effets de ce conflit, conjugués à une inflation galopante, rendent la situation particulièrement difficile pour ces industries. Des experts comme Marc Blanchard de l'Institut Français des Relations Internationales soulignent que la dépendance aux énergies fossiles dans ces secteurs pourrait entraîner des pertes significatives à long terme.







