L'Agence internationale de l'énergie (AIE) propose un déblocage historique des réserves stratégiques de pétrole pour lutter contre les hausses de prix provoquées par le conflit au Moyen-Orient, comme l'indique le Wall Street Journal. Ce déblocage, qui pourrait surpasser les 182 millions de barils mobilisés en 2022 lors de l'invasion de l'Ukraine, devrait être officiel dans les prochaines heures.
Au cours d'une réunion extraordinaire qui a eu lieu à Paris, une décision est attendue pour demain. Le quotidien évoque également une visioconférence prévue avec les dirigeants du G7, centrée sur l'impact économique de la guerre, alors que le prix du baril a récemment atteint des sommets de près de 120 dollars, se stabilisant actuellement autour de 88 dollars pour le Brent.
Une raffinerie aux Émirats ciblée par des drones iraniens
Depuis le début des hostilités initiées par les États-Unis et Israël, l'Iran a intensifié ses actions en bloquant le détroit d'Ormuz et en ciblant les infrastructures pétrolières. Récemment, une attaque par drone a contraint à la fermeture de la raffinerie de Ruwais, l'une des plus importantes au monde. Les tensions s'exacerbent, alors que le président américain Donald Trump prévient l'Iran de conséquences militaires si le détroit, par lequel transite environ 20% de la production mondiale de pétrole, est miné.
Malgré ces menaces, l'Iran semble inébranlable, les Gardiens de la Révolution ayant revendiqué l'attaque la plus intense depuis le début de la guerre. L'Arabie saoudite, quant à elle, a annoncé avoir neutralisé plusieurs drones visant son champ pétrolier de Shaybah, à la frontière des Émirats, ainsi que des missiles dirigés vers une base militaire américaine à Ryad. La situation reste tendue et en évolution rapide, nécessitant une réponse coordonnée de la communauté internationale.







