Ce lundi, le président américain a déclaré que la guerre en Iran était "quasiment" terminée, ce qui a entraîné une forte baisse des prix du pétrole. Conjointement, il a évoqué l’idée de "prendre le contrôle" du détroit d'Ormuz, un passage stratégique pour le transit de 20 % du pétrole et gaz naturel liquéfié mondial.
Suite à ces déclarations, les prix du pétrole ont chuté de 10 % ce mardi 10 mars. Les propos de Donald Trump ont redonné espoir aux marchés asiatiques, qui ont connu un rebond après un lundi perturbé. Avant cela, le pétrole avait enregistré une flambée de 30 %, mais a finalement modéré sa hausse.
Les prix refluent : à 3 heures, le baril de West Texas Intermediate (WTI) a chuté de 10,09 % pour atteindre 85,21 dollars, tandis que le Brent a perdu 10,46 %, descendant à 88,61 dollars. Les deux références du marché avaient précédemment dépassé les 100 dollars pour la première fois depuis 2022.
Les États-Unis "réfléchissent au coût" de la guerre
Les marchés ont réagi immédiatement face à l'annonce de Trump, selon B. Riley Wealth Management. L'analyste Art Hogan a précisé que l’administration était maintenant confrontée à réfléchir aux coûts de la guerre et aux implications pour les marchés.
Trump a également indiqué qu'il envisageait de contrôler le détroit d'Ormuz, une déclaration qui suscite des inquiétudes au sein de la communauté internationale en raison de l'impact potentiel sur l'approvisionnement mondial.
Mobilisation des pays du G7
Le président américain a prévu de lever certaines sanctions sur le pétrole pour faire baisser les prix, sans préciser lesquelles. En parallèle, le G7 s'est déclaré prêt à puiser dans ses réserves stratégiques de pétrole pour répondre à cette hausse, bien qu'aucune décision immédiate n’ait été prise.
Le courtier Pepperstone, à travers son analyste Chris Weston, suggère que la réunion téléphonique des pays du G7 a créé des attentes d'une normalisation du marché, notamment grâce aux propos optimistes de Trump concernant la fin du conflit.
Cependant, la prudence est de mise : quelques instants avant les déclarations du président, le Département de la Défense des États-Unis affirmait sur X que "nous ne faisons que commencer le combat", indiquant ainsi que les tensions pourraient encore perdurer.







