Le président colombien Gustavo Petro a vivement critiqué l'absence de son pays, principal producteur de cocaïne mondial, lors de l'annonce d'une nouvelle alliance militaire initiée par Donald Trump. Cette coalition de 17 nations a été présentée comme une réponse à la menace des cartels de la drogue, mais Petro estime que l'expertise colombienne est cruciale pour une lutte efficace contre le narcotrafic.
Lors d'un sommet avec des leaders latino-américains, Trump a déclaré : « Nous éradiquerons les cartels criminels qui sévissent dans notre région. » Étonnamment, les présidents de Colombie, du Mexique et du Brésil, souvent vus comme des acteurs clés dans cette problématique, n'ont pas été conviés. « La Colombie est essentielle de par son expérience », a insisté Gustavo Petro. Il a ajouté que « créer un bouclier avec 17 pays petits et moins expérimentés est illusoire », tout en faisant référence au sommet de Miami, intitulé « Bouclier des Amériques ».
Trump a même proposé d'utiliser des « missiles » pour cibler les trafiquants de drogue avec une grande précision, promettant d'agir avec détermination. « Nous ferons tout ce qu’il faudra », a-t-il affirmé dans un fervent discours.
Parallèlement, Washington intensifie ses opérations aériennes contre des embarcations suspectées d'être impliquées dans le narcotrafic dans les Caraïbes et le Pacifique, avec un bilan tragique de plus de 150 morts. Cette stratégie a été remise en question par Petro, qui a déclaré que les États-Unis n'ont jamais prouvé leur propre rôle dans la lutte contre le narcotrafic. Loin d'apaiser les tensions, cette situation risque d'aggraver les relations américano-colombiennes à un moment où une coopération plus étroite serait bénéfique.







