Lors d'une conférence de presse à Miami, Donald Trump a déclaré que la guerre contre l'Iran « va se terminer bientôt », sans fournir de détail sur le calendrier de cette échéance. Cette déclaration intervient alors que les hostilités se poursuivent, Téhéran continuant ses attaques de missiles et de drones dans le Golfe.
Ces propos ont eu un impact immédiat sur le marché : les cours du pétrole, qui avaient fortement augmenté, ont commencé à décliner. Trump a ajouté que l’évolution du conflit était « bien en avance » sur les quatre à cinq semaines initialement évoquées. Rappelons que plus de 5 000 cibles, dont cinquante navires iraniens, ont été touchées par les États-Unis en moins de dix jours, selon les chiffres divulgués par l’armée américaine.
En parallèle, Trump a menacé de réagir « beaucoup plus durement » si l’Iran continuait à entraver le passage maritime critique via le détroit d’Ormuz, qui représente un cinquième de la production mondiale de pétrole. Le chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ali Larijani, a averti que ce passage stratégique serait impraticable tant que le conflit se prolongera.
Les déclarations de Trump soulèvent des interrogations sur les véritables objectifs des États-Unis. Alors que l'objectif affiché est de détruire les capacités balistiques iraniennes et d’empêcher le pays d’obtenir l’arme nucléaire, des avis d'experts dans le domaine, tels que ceux publiés par Le Figaro, suggèrent que Washington vise également un changement de régime à Téhéran.
En Iran, le pouvoir a mobilisé ses partisans pour célébrer l’arrivée de Mojtaba Khamenei au poste de guide suprême, après la mort de son père, l’ayatollah Ali Khamenei, lors des frappes. Des manifestations massives ont eu lieu à Téhéran, où des slogans tels que « Mort à l’Amérique » ont résonné dans les rues.
Les frappes israélo-américaines ont également visé des infrastructures pétrolières iraniennes, provoquant des incendies et plongeant Téhéran dans l'obscurité. En réponse, l'Iran a intensifié ses attaques, provoquant des tensions supplémentaires dans la région. Des missiles ont été interceptés au-dessus de la Turquie, et des frappes ont causé des pertes humaines à Bahreïn.
Le climat d'incertitude économique et géopolitique continue aussi d'affecter les marchés. Les prix du pétrole restent volatils, tiraillés par ces développements. À l'annonce de Trump, le Brent a chuté temporairement sous les 84 dollars le baril, un changement notable après l’augmentation des prix due aux hostilités.
À l'international, le Hezbollah, acteur clé au Liban, a prêté allégeance au nouveau guide suprême iranien. Le président libanais a exprimé sa préoccupation quant à l’impact des actions du Hezbollah sur la stabilité du Liban, tandis que la Russie, alliée de l'Iran, a réaffirmé son soutien à Khamenei.







