Alors que le détroit d'Ormuz, un carrefour essentiel pour le commerce maritime, demeure fermé à cause des tensions avec l'Iran, Emmanuel Macron a dévoilé un plan de déploiement des forces navales françaises. L'objectif, selon le président, est de "rouvrir les voies d'approvisionnement en gaz et en pétrole" pour alimenter les marchés globaux.
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Arrivé le 9 mars en hélicoptère, Emmanuel Macron se trouve à bord du porte-avions Charles de Gaulle, désormais positionné au large de la Crète après trois jours en mer Méditerranée. Ce navire, accompagné de trois frégates en état d'alerte, a pour mission de sécuriser le détroit d'Ormuz en collaboration avec d'autres nations, une fois que les hostilités cesseront. Macron a précisé : "Lorsqu'il y aura une baisse des conflits, nous viserons à escorter des pétroliers et des porte-conteneurs, permettant ainsi la reprise des routes commerciales".
Le détroit d'Ormuz, point de passage de 20% du pétrole mondial, a subi plusieurs assauts, rendant le trafic maritime quasi nul. La France estime que des nations européennes et asiatiques, notamment l'Inde, pourraient aussi contribuer à cette opération de sécurisation. Pour y parvenir, la France pourrait redéployer certaines de ses huit frégates actuellement en Méditerranée ou en mer Rouge.
"Il faut avoir le doigt sur la détente"
Un scénario envisageable pour la marine française serait de quitter la mer Rouge, passer par Djibouti pour atteindre les côtes iraniennes, une opération nécessitant quatre à six jours de navigation. Une fois sur place, les frégates auront pour mission de protéger les navires transportant du pétrole et du gaz. "La simple distance dans le golfe arabo-persique rend les attaques rapides et dangereuses. C'est pourquoi, avoir plusieurs frégates est capital pour assurer la sécurité de ces navires", a déclaré l'amiral Alain Coldefy, ancien commandant de porte-avions et spécialiste des opérations maritimes.
Pour assurer la protection, deux porte-hélicoptères, des Rafale et des systèmes anti-missiles et anti-drones ont été déployés à proximité. L'objectif est d'assurer une défense robuste des intérêts français et alliés dans la région, rappelant l'attaque récente de Chypre par des drones, où le président s'est également rendu en visite.







