Des informations récentes relayées par Axios indiquent que les États-Unis pourraient envisager une opération militaire sur l'île de Kharg, une plateforme stratégique par laquelle 90 % des exportations pétrolières iraniens transitent.
Bien que jusqu'à présent épargnée par les hostilités, cette île pourrait devenir une cible après que des frappes menées par les États-Unis et Israël ont eu lieu près de Téhéran. Ces attaques, survenues le 7 mars, ont provoqué de fortes explosions au sein d'un dépôt pétrolier, intensifiant les tensions dans la région.
Un terminal essentiel pour le trafic pétrolier
Située dans le nord du golfe Persique, à environ 20 kilomètres des côtes iraniennes et à 483 kilomètres du détroit d'Ormuz, Kharg s'étend sur 25 km² et constitue le principal point d'exportation du brut iranien. Avec une capacité de chargement de quelque 7 millions de barils par jour, la majeure partie de ce pétrole est achetée par la Chine, en raison des relations commerciales étroites entre les deux pays.
Conséquences économiques inquiétantes
Selon Ynetnews, l'économie iranienne est fortement tributaire des revenus liés à l'énergie, conférant à cette île un poids stratégique indéniable. La neutralisation de ses installations pourrait porter un coup sévère à l'économie iranienne, entraînant une hausse potentielle des prix du pétrole, déjà estimés à plus de 100 dollars le baril, comme le souligne CNBC.
Une cible historique
La portée stratégique de l'île de Kharg s'est imposée lors du boom pétrolier des années 1960, devenant l'une des plus grandes installations d'exportation de brut. Cependant, elle a déjà été la cible d'attaques pendant la guerre Iran-Irak entre 1980 et 1988, où les bombardements irakiens avaient sévèrement endommagé ses infrastructures. Malgré cela, l'Iran avait su maintenir ses exportations et reconstruire ses installations par la suite.
Des projets militaires en perspective
En parallèle, des sources fiables ont évoqué dans Axios que les États-Unis pourraient également envisager le déploiement de forces spéciales pour sécuriser les stocks d'uranium enrichi en Iran, afin de prévenir toute ambition nucléaire de Téhéran.







