Les Gardiens de la Révolution ont reconnu, le dimanche 9 mars, la nomination de Mojtaba Khamenei en tant que nouveau guide suprême. Un acte qui place déjà ce jeune leader sous le feu des critiques et des tensions.
Ce texte est une retranscription d'un reportage, disponible en intégralité dans la vidéo associée.
Mojtaba Khamenei, âgé de 56 ans, succède donc à son père, Ali Khamenei, à la tête de l'Iran. Son élection a été officialisée par l'Assemblée des experts, composée de 88 dignitaires chargés de choisir le guide suprême. Selon Mohammad Mehdi Mirbagheri, membre de l'Assemblée, «Les honorable membres ont déployé d'importants efforts pour cette désignation, réussissant à produire un avis basé sur l'opinion majoritaire».
Considéré comme un allié des Gardiens de la Révolution, Mojtaba est connu pour ses positions fermes. Des télégrammes diplomatiques américains, dévoilés par Wikileaks, révèlent qu'il a étroitement surveillé son propre père.
Une nouvelle cible pour les États-Unis et Israël
Être le fils d'Ali Khamenei présente à la fois des atouts et des défis. Armin Arefi, grand reporter au Point, souligne que «la nomination de Mojtaba au poste de guide suprême symbolise une trahison des idéaux révolutionnaires». En effet, la République islamique, fondée en 1979, s'était opposée à la monarchie héréditaire du Shah.
Mojtaba n'a pas été vu en public depuis la perte de son père et de sa femme au début du conflit actuel. Sa nomination, selon Hossein Aghaei, analyste géopolitique chez Iran International, «représente une incitation pour les agences de sécurité américaines et israéliennes à le cibler». À la tête du pays et de son armée, il contrôle également un stock d'uranium enrichi, potentiellement utilisable pour des armes nucléaires.







