L’ayatollah Mojtaba Khamenei, 56 ans, a été élu par l'Assemblée des experts pour succéder à son père, Ali Khamenei, comme guide suprême de l'Iran. Cette annonce a provoqué une montée des tensions en région, selon les rapports d'Sud Ouest.
Immédiatement après l'élection, les Gardiens de la Révolution et les forces armées ont prêté allégeance à Mojtaba Khamenei, affirmant que ce changement renforcerait la souveraineté nationale. Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que cette élection garantirait l’unité nationale.
En l'absence de répit, l'Iran a intensifié ses frappes contre Israël, marquant une escalade depuis la prise de fonction de Khamenei. La radio-télévision d'État irano-irb a même diffusé des images montrant le lancement de missiles portant un message d’allégeance à leur nouveau chef.
Au cours de la nuit, des attaques ont également frappé plusieurs nations du Golfe. À Bahreïn, 32 civils ont été blessés lors d'une attaque par drone, selon un communiqué du ministère de la Santé du pays. Les forces saoudiennes ont intercepté plusieurs drones visant des installations pétrolières, témoignant d’une inquiétude croissante face à l’instabilité régionale.
Les tensions géopolitiques se reflètent sur les marchés, le prix du baril de pétrole atteignant 120 dollars, le plus haut depuis l’été 2022, alors que l’Iran menace de frapper les infrastructures pétrolières de ses voisins. Le président américain Donald Trump a commenté en soulignant que ces fluctuations de prix étaient un « petit prix à payer pour la paix ». Une déclaration qui n’a pas manqué de susciter des réactions variées.
Parallèlement, la situation au Liban s'aggrave. Des combats violents ont été signalés, le Hezbollah affirmant avoir réussi à repousser une incursion israélienne, notamment près de la frontière syrienne. Selon l'France 24, ces conflits résonnent au-delà des frontières, avec des frappes israéliennes touchant des infrastructures à proximité d'un hôtel abritant des déplacés.
Dans ce contexte tendu, le président français Emmanuel Macron a tenté d'apaiser la situation, engageant des discussions avec Donald Trump et le président iranien Massoud Pezeshkian, appelant à une cessation immédiate des frappes.







