Au cœur des échanges asiatiques, le baril de West Texas Intermediate (WTI), référence du marché américain, a franchi une barrière psychologique, grimpant jusqu'à 111,24 dollars. Ce phénomène représente une augmentation de 18,3 % en seulement quelques heures, selon les données recueillies à 00H20 GMT.
Ce lundi a marqué un revirement monumental pour le marché pétrolier, avec une envolée de plus de 15 % du prix du baril, une première depuis juillet 2022. Les marchés asiatiques ont réagi avec nervosité, entraînant une chute de 6 % des Bourses de Tokyo et Séoul après l'ouverture.
Le WTI, depuis le début de l'escalade américano-israélienne contre l'Iran, a vu sa valeur monter d'environ 60 %, un signal alarmant pour les investisseurs. Le baril de Brent, quant à lui, a également suivi la tendance, atteignant 108,11 dollars avec une hausse de 16,64 %, soulignant une instabilité sans précédent sur le marché mondial.
Les événements au Moyen-Orient, qui se poursuivent au dixième jour de conflit, maintiennent les marchés d'énergie en état d'alerte. Le détroit d'Ormuz, crucial pour le transit mondial d'hydrocarbures, reste presque paralysé, exacerbant l'incertitude globale. Des frappes de missiles et de drones sur le Koweït ont encore intensifié la tension, rendant les analystes prudent.
Les experts de Moody's anticipent différentes scénarios, évoquant une "possibilité d'augmentation durable" à 100 dollars le baril ou davantage si le conflit persiste. Ils avertissent que les conséquences d'une telle hausse seraient sévères, notamment pour les importateurs d'énergie comme l'Europe et l'Asie, menaçant de faire grimper les prix de consommation et de production, ce qui pourrait altérer le pouvoir d'achat des ménages.
Du côté américain, la flambée des prix du carburant est un sujet hautement sensible. Le président Donald Trump a commenté que cet "ajustement" des prix était un "petit prix à payer" pour la sécurité mondiale. Les États-Unis, par ailleurs, collaborent pour assurer les flux de transport maritime dans le Golfe persique, selon le ministre de l'Énergie, Chris Wright, qui a déclaré que le marché reste "très bien approvisionné" malgré la crise actuelle.







