La destruction d'une école de filles dans le sud de l'Iran a suscité une vive réaction des Nations Unies, qui réclament une enquête rapide et transparente après le drame qui aurait causé la mort de nombreux enfants.
Cet incident, survenu dans la ville de Minab, soulève de nombreuses questions. Après que le bombardement d'une école de filles a été attribué à plus de 150 victimes, dont un grand nombre d'enfants, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk, a insisté, le 6 mars, pour que les États-Unis mènent une enquête "rapide" et "transparente".
Il a déclaré : "Nous espérons une approche rapide et transparente. De plus, il est crucial que les responsables soient tenus pour compte, car il est évident que des fautes ont été commises, ce qui nécessite des réparations et compensations", rapportent des médias tels que l'AFP.
Les circonstances de cette frappe demeurent floues. Les États-Unis et Israël n'ont pas reconnu leur implication dans ce bombardement. Selon une enquête du New York Times, cette frappe pourrait être liée à une opération visant une base navale appartenant aux Gardiens de la révolution islamique à proximité de l'école.
En s'appuyant sur des preuves visuelles, y compris des images satellites et des vidéos vérifiées, le quotidien américain indique que l'école a subi des dommages majeurs lors d'une frappe qui a coïncidé avec un assaut contre cette installation militaire, proche du détroit d'Ormuz, stratégique pour le commerce maritime.
Washington enquête
Des déclarations officielles de l'administration américaine, mentionnant des frappes ciblant des cibles navales dans l'aire, laissent entrevoir que ces actions pouvaient avoir causé le bombardement de l'école, a relaté Le Figaro. Des images satellites datant de 2013 montrent que la zone abritait auparavant des installations militaires avant d'être réaménagée en école, avec des infrastructures telles qu'un terrain de sport et des zones récréatives.
À Washington, le Pentagone a annoncé le lancement d'une enquête interne. Le secrétaire d'État Marco Rubio a affirmé que les investigations étaient en cours, tandis que le ministre de la Défense, Pete Hegseth, a souligné que les forces américaines "n'attaquent jamais des civils", comme rapporté par BFM.
D'après Reuters, des sources militaires affirment qu'il est "probable" que les forces américaines soient responsables de cette frappe, bien que l'enquête soit encore en cours. Il est important de noter qu'aucune vérification indépendante du site n'a été effectuée pour le moment, rendant difficile l'établissement d'un bilan définitif.







