Après avoir été un havre de paix et d'attractivité fiscale, le petit émirat de Dubaï voit son image ternie par le conflit au Moyen-Orient, avec des tirs de missiles iraniens qui ciblent la région depuis le 28 février 2026. La question se pose : Dubaï parviendra-t-il à regagner la confiance de ses résidents expatriés ? Son avenir semble incertain.
Nombreux sont les expatriés, venus principalement de Russie, d'Asie et d'Europe, qui ont fait le choix de s'établir à Dubaï pour fuir les réalités de leur pays d'origine. Selon RTL, parmi ces résidents, se trouvent plusieurs dizaines de milliers de Français.
Réalisant les dangers inhérents à la guerre, de nombreux expatriés ressentent la pression de quitter Dubaï face à l'angoisse d'éventuelles attaques. Les récentes explosions ont mis en lumière une réalité qui semblait lointaine jusqu'alors, et, comme le souligne un influenceur cité par RTL, la peur s'est installée dans le quotidien des résidents.
Dubaï, bien connu pour sa politique fiscale attrayante, où il n'existe ni impôt sur le revenu, ni TVA, ni taxe foncière, a su attirer de nombreux investisseurs. La ville a su se construire un paysage unique, fusionnant luxe et modernité, allant jusqu'à installer une piste de ski dans un climat désertique. Néanmoins, cette apparente tranquillité est désormais mise à mal par des incertitudes géopolitiques et des enjeux climatiques pressants.
Un paradis fiscal en péril
Vivre à Dubaï était perçu comme une échappatoire à la morosité de la terre ferme. Pourtant, derrière ce façadisme se cache une réalité plus complexe. Le petit Émirat, s'étalant sur 4 000 km² et peuplé de 3 millions d'habitants, dont 80% d’étrangers, doit maintenant faire face à des enjeux qui menacent son statut de refuge économique. Alors que la guerre en Iran se propage, la question demeure : les expatriés continueront-ils à percevoir Dubaï comme une terre d'asile ou bien seront-ils contraints de réévaluer leurs choix ?







