Le président des États-Unis, Donald Trump, a récemment exprimé son désir d'être « impliqué » dans le processus de sélection du successeur de l'actuel guide suprême iranien, Ali Khamenei. Cette demande intervient alors que le Moyen-Orient est secoué par un conflit armé, mettant la banlieue sud de Beyrouth en alerte face à un possible déluge de feu israélien. Trump a précisé : « Le fils de Khamenei n'est pas acceptable. Nous voulons quelqu'un qui apporte la paix et l'harmonie à l'Iran », une déclaration qui a suscité l'incrédulité, surtout compte tenu des récents événements militaires dans la région.
Du côté de Téhéran, la réponse a été claire et sans équivoque. Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a affirmé lors d'une interview à NBC qu'Iran ne cherchait ni cessez-le-feu ni négociations et que son armée était prête à « toute éventualité, même à un débarquement », une éventualité qu'il n'hésite pas à qualifier de « désastre » pour ses adversaires.
Des rapports de presse, que Washington a démentis, évoquent également un soutien potentiel des États-Unis à des groupes militants kurdes pour renverser le régime iranien. Ces tensions s'accompagnent d'attaques rapportées en provenance de la région autonome du Kurdistan irakien.
Situation tendue pour les monarchies du Golfe
L'offensive américano-israélienne visant à empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire modifie les dynamiques régionales et fait craindre pour la sécurité des monarchies du Golfe. Les réactions internationales se multiplient, avec des forces occidentales déployées et des préoccupations croissantes concernant l'impact potentiel sur l'économie mondiale.
À Beyrouth, la tension est palpable après qu'Israël a appelé à l'évacuation de la banlieue sud, un bastion du Hezbollah. Cela a conduit à d'importants embouteillages, illustrant l'urgence de la situation pour les centaines de milliers d'habitants.
Dans un contexte de crise, le président français, Emmanuel Macron, a fait part de ses inquiétudes sur X, affirmant que « tout doit être fait pour empêcher que ce pays […] soit à nouveau entraîné dans la guerre ». Il a également promis une aide humanitaire immédiate pour soutenir les réfugiés fuyant le sud du Liban.
Israël intensifie ses frappes sur le Liban
Le ministère de la Santé libanais rapporte que la violence a coûté la vie à au moins 102 personnes et blessé 638 autres depuis le début du conflit, avec environ 83 000 déplacés. Les tragédies continuent alors qu'Israël promet des représailles, le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, menaçant de réduire Dahiyeh à l'état de dévastation observé à Khan Younès, en Gaza.
Les bombardements en Iran continuent également, comme en témoignent des images du stade Azadi, désormais en ruines. Les estimations avancées par l'agence officielle Irna évoquent déjà 1 230 morts depuis le début des hostilités, bien que ces chiffres n’aient pas été vérifiés de manière indépendante. Selon l’ONU, 100 000 personnes ont fui Téhéran dans les premiers jours du conflit.







