Lors de violents affrontements à Malekshahi, dans l'ouest de l'Iran, un membre des Gardiens de la Révolution, Latif Karimi, a été tué en défendant ce qu'il considérait comme la sécurité nationale. L'agence de presse Mehr a rapporté que sa mort est survenue au cours de la septième journée d'un mouvement contestataire croissant qui a commencé le 28 décembre.
Initialement, ces manifestations étaient motivées par la colère face à l'inflation galopante et à la stagnation économique, comme l'ont souligné des marchands de Téhéran qui ont fermé leurs commerces en signe de protestation. En quelques jours, le mouvement s'est étendu à diverses villes, touchant environ 30 d'entre elles selon des rapports de l'AFP.
Les affrontements à Malekshahi, un comté abritant une importante population kurde, ont escaladé lorsque des groupes de manifestants ont tenté de prendre d'assaut un commissariat, comme l'a rapporté l'agence Fars. La mort d'un autre membre des forces de sécurité a également été confirmée, illustrant la violence croissante de cette crise.
Pour expert Abbas Milani, directeur du Centre pour les Études du Moyen-Orient à l’Université de Stanford, « ce qui a commencé comme une colère économique se transforme en un appel plus large pour des changements politiques fondamentaux en Iran ». Cette évolution attire l'attention non seulement des autorités iraniennes, mais aussi de la communauté internationale, qui suit de près les événements.
Le climat de tension est exacerbé par la répression des manifestations. Les appels à la violence et aux représailles s'intensifient, alors que les Gardiens de la Révolution affirment qu'ils doivent protéger les intérêts de la nation.
Les événements à Malekshahi ne représentent qu'une facette des troubles en cours dans le pays. « La société iranienne est à un point de rupture », prévient l'analyste politique Fatemeh Keshavarz. Les réactions du gouvernement face à ces tensions pourraient façonner l'avenir politique et social de l'Iran pour les années à venir.







