Emmanuel Denis se déclare prêt à fermer toutes les écoles de Tours en cas de températures atteignant 40 °C, pour la sécurité des enfants. Une décision qui pourrait être nécessaire dès la semaine prochaine.
Alors qu'une nouvelle vague de chaleur s'installe, les maires français doivent faire face à un dilemme : fermer les écoles et risquer de mécontenter les parents ou les garder ouvertes, au risque de compromettre le bien-être des élèves. « À 40 degrés, je ferme les écoles », affirme Emmanuel Denis, maire de Tours, à la Nouvelle République.
Malgré un plan de rénovation de 150 millions d'euros, l'élu écologiste envisage de restreindre l'accès de ses 58 écoles si une canicule se déclare. En juin 2025, lors d'une vague de chaleur, 2200 écoles françaises, dont celles de Tours, avaient dû fermer leurs portes l'après-midi.
La municipalité de Tours continue d'investir dans des efforts de rénovation et de végétalisation, tout en mettant en place des mesures d'urgence, telles que l'aération des classes dès 6 heures 30, l'arrosage des cours de récréation, et l'installation de ventilateurs et de brasseurs d'air. « Quand la chaleur s'installe, les températures à l'intérieur des classes peuvent égaler celles extérieures. À ce point, je dois fermer pour protéger nos enfants », insiste Emmanuel Denis.
Décaler les temps de classe
Fin mai, le ministère de l'Éducation nationale a souligné que les décisions de fermeture nécessitaient un « dialogue entre le préfet, les autorités académiques et le maire ». Une coordination difficile à instaurer dans l'urgence, comme l'indique Guillaume Perrin, spécialiste de la rénovation des bâtiments publics, qui souligne l'« absence d'un plan national pour les écoles face à la canicule ».
« Ce n'est pas en se contentant de dire qu'il faut faire de notre mieux pour garder les écoles ouvertes que nous surmonterons ces vagues de chaleur », regrette-t-il, ajoutant que « 80 % des écoles ne sont pas équipées pour affronter les canicules actuelles ».
En 2023, Emmanuel Macron a lancé un plan de rénovation visant 40,000 écoles d'ici 2034, soutenu par le « fonds vert ». Le maire de Tours espère établir un partenariat avec l'Éducation nationale pour « décaler d'au moins une heure les horaires de classe », bien que cette initiative « ne soit pas encore acceptée ».
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