Le nom de Donald Trump a été définitivement effacé de la façade du prestigieux Kennedy Center à Washington, suite à une décision de justice rendue publique par son directeur exécutif, Matt Floca. Ce dernier a confirmé que l'institution culturelle s'est conformée à cette directive judiciaire qui stipulait la suppression de toute mention du président républicain, y compris sur le site web de l'établissement.
Les travaux d'effacement des enseignes ont suscité des réactions variées. Vendredi soir, une foule s'est rassemblée devant le Kennedy Center, applaudissant et exprimant des cris de joie lors de l'installation des échafaudages, en direct sur les réseaux sociaux.
Le retrait du nom de Trump n’est pas anodin. Un juge avait insisté sur le fait que la loi exigeait que le Kennedy Center soit honoré uniquement du nom de John F. Kennedy. Cette décision fait suite à des controverses entourant la gestion du centre par l’ancien président, qui avait ajouté son nom à celui de Kennedy durant son mandat. Les critiques avaient été vives, même au sein de la famille Kennedy et de l'opposition démocrate, qui avaient dénoncé cette démarche comme une appropriation indue.
Selon des médias tels que Le Monde, le juge a imposé un délai de deux semaines pour le retrait, précisant que le Kennedy Center ne pouvait comporter aucune autre référence que celle de Kennedy. Ce jugement reflète un souci de préserver l'intégrité de l'institution.
Le même juge a également suspendu la fermeture envisagée pour deux ans du Kennedy Center pour rénovations, soulignant les enjeux économiques et culturels qui s'y rattachaient. Cela ouvre la voie à la réalisation de travaux nécessaires, tout en posant la question des priorités dans la gestion d'un site aussi emblématique.
Ce retour à la normalité pour le Kennedy Center marque une rupture avec une période controversée et incertaine, alors que l'établissement s’efforce de réaffirmer son identité en tant que bastion de la culture américaine.







