Pour commémorer le quarantième anniversaire de l'accident nucléaire de Tchernobyl, France 2 propose une soirée essentielle consacrée à cette tragédie, avec la diffusion d'une série documentaire inédite qui éclaire les circonstances complexes de ce drame. Le 26 avril marque un tournant dans l'Histoire : en 1986, le réacteur numéro 4 de la centrale explose, entraînant une libération massive de particules radioactives sur l'actuelle Ukraine, à l'époque encore partie intégrante de l'URSS, ainsi que sur une large portion de l'Europe. Cependant, durant les premières heures de ce désastre, un silence assourdissant s'impose, étouffant la vérité sur les événements. Dans ce contexte de Guerre froide, les autorités soviétiques, soucieuses de préserver l'image de leur technologie, tardent à reconnaître les défaillances et à informer la population, tant sur place qu'à l'international.
Ce récit dramatique des tentatives de dissimulation et des conséquences tragiques sera illustré dans le documentaire intitulé Tchernobyl, une tragédie sans fin, réalisé par David Korn-Brzoza, diffusé le mardi 28 avril à 21h10 sur France 2. L'œuvre, narrée par Vincent Lindon, plonge dans les détails de cette catastrophe historique grâce à des témoignages poignants de survivants, des archives inédites, ainsi que des documents déclassifiés du KGB. Les spectateurs pourront découvrir les procédés mis en place par l'État soviétique pour masquer la réalité, au péril de la vie de millions de personnes, et l'inquiétude grandissante quant à la sécurité persistante de la centrale.
"Ils ont bouclé la ville"
Peu après l'explosion du réacteur, la ville de Pripyat, située à seulement trois kilomètres de la centrale et abritant bon nombre des employés du site, est mise sous cloche. Alexey Breus, ancien ingénieur de Tchernobyl, se remémore ces moments : "Dans la matinée, la ville a été encerclée. Des centaines de policiers ont été mobilisés de toute l'Ukraine pour isoler la zone, interdisant toute entrée ou sortie." Serguey Lobanov, habitant de Pripyat, raconte également : "La ville était sous blocus total. Les communications internationales avaient déjà été coupées." Cette répression de l'information a contribué à semer la méfiance et l'angoisse, un héritage qui persiste à travers les décennies.







