Cette initiative législative, qui visait à combattre l’antisémitisme, a suscité des controverses au sein de l’Assemblée nationale. Les députés macronistes ont décidé de la retirer le 16 avril.
Critiquée par de nombreux partis, la loi Yadan sur l’antisémitisme ne sera finalement pas soumise au vote. Le groupe macroniste a annoncé ce retrait dans l’après-midi du 16 avril.
Face à l'opposition croissante de La France Insoumise, le groupe Ensemble pour la République a déclaré : « Il est désormais évident que ce texte ne pourra pas être examiné cette semaine. » Pour contourner cet obstacle, ils ont demandé au gouvernement de préparer un nouveau projet de loi qui sera présenté la semaine du 22 juin.
Mobilisation citoyenne et opposition
Bien que l'adoption de la loi Yadan semblait compromise, certains députés centristes, notamment ceux du MoDem, restaient dubitatifs. Marc Fesneau, à la tête des députés du MoDem, a partagé son penchant pour un débat constructif : « La lutte contre l’antisémitisme doit se faire par un texte unanime, soutenu par un débat serein », a-t-il affirmé dans une déclaration à La Nouvelle République.
Un mouvement citoyen notable s’est également manifesté contre la loi, culminant avec une pétition qui a récolté plus de 500.000 signatures, permettant d’envisager un débat parlementaire. Cependant, la commission concernée a rejeté l'idée et classé la pétition.
Sources : AFP, La Nouvelle République







