Le gouvernement a annoncé, jeudi 16 avril, que le remboursement partiel des protections périodiques réutilisables sera effectif à la prochaine rentrée universitaire pour certaines catégories de la population. Voici les détails.
Cette mesure tant attendue fait partie intégrante du budget 2024 de la Sécurité sociale, qui a été adopté fin 2023. Après près de trois ans d'attente, le gouvernement a enfin annoncé, le 16 avril 2026, la publication du décret relatif au remboursement partiel des protections menstruelles réutilisables. Ce dernier sera opérationnel dès la rentrée universitaire.
Cette mesure touchera 6,7 millions de personnes, comme l'ont précisé les ministères de la Santé et de l’Égalité femmes-hommes dans un communiqué. « La précarité menstruelle n’est pas une fatalité : c’est une injustice à laquelle nous devons répondre avec détermination », a déclaré la ministre de la Santé, Stéphanie Rist. La ministre déléguée à l’Égalité femmes-hommes, Aurore Bergé, a également souligné : « Aucune femme, aucune jeune fille ne doit renoncer à son hygiène intime : c’est une question de santé et de dignité ».
Qui sera éligible au remboursement ?
Cette initiative concernera les protections (culottes et coupes) commercialisées dans les pharmacies, et sera accessible aux personnes menstruées de moins de 26 ans ainsi qu'aux bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire (C2S) sans limite d'âge. D'après des sources telles que BFMTV et Le Parisien, ces produits seront remboursés à hauteur de 60 % par la Sécurité sociale, tandis que le reste sera couvert par des complémentaires santé.
Pour que cette mesure soit effective, un arrêté devra être publié sous trois mois, précisant les détails techniques concernant les fabricants et les tarifs de base du remboursement de l’Assurance-maladie.
Avec AFP







