En dépit des perturbations causées par les conflits au Moyen-Orient, TotalEnergies affiche des résultats prometteurs. Le géant pétrolier français a annoncé une prévision de production d'hydrocarbures pour le premier trimestre 2026 équivalente à celle du quatrième trimestre 2025, bien que la société subisse une perte de production d'environ 100.000 barils équivalent pétrole par jour dans cette région, comme l'indique le communiqué publié ce jeudi.
Pour pallier ces pertes, le groupe a récemment démarré des opérations sur de nouveaux sites, notamment Lapa South-West au Brésil et Mabruk en Libye. Selon leurs estimations, les résultats de leurs activités dans les hydrocarbures devraient connaître une "forte croissance" grâce à la hausse des prix. La publication des résultats du premier trimestre est prévue pour le 29 avril.
Il y a quelques jours, TotalEnergies a dû mettre à l'arrêt sa raffinerie Satorp en Arabie Saoudite par "mesure de sécurité", suite à des frappes ayant endommagé une partie de l'installation à Jubail. "L'un des deux trains" de traitement a été touché, mais sans faire de victimes, a précisé l'entreprise.
Une génération de revenus exceptionnelle
Lors de son annonce de jeudi, le groupe a également déclaré s'attendre à une "génération de résultat et de trésorerie en forte hausse" pour ses activités de gaz naturel liquéfié (GNL), bénéficiant d'une augmentation de la production de 10% par rapport au trimestre précédent. "De solides activités de négoce profitant de la volatilité des marchés" ont également contribué à cette dynamique.
Du côté des opérations en aval, la société utilise ses raffineries à plus de 90 %. Ses activités de négoce de brut et de produits pétroliers ont été marquées par une "très forte performance", ce qui montre l'agilité du groupe face aux défis actuels. Les prévisions indiquent une nouvelle hausse des résultats et de la génération de trésorerie.
Dans un rapport récent, le Financial Times a révélé que TotalEnergies aurait généré plus d’un milliard de dollars de revenus en s'approvisionnant au Moyen-Orient, en récupérant la quasi-totalité des cargaisons de pétrole exportables en évitant le détroit d'Ormuz, un exploit sans précédent. Joint par l'AFP, le groupe n’a ni confirmé ni démenti ces informations, soulignant l'importance de "sécuriser ses approvisionnements pour elle-même comme pour ses clients" et rappelant qu’environ 15% de sa production mondiale d'hydrocarbures est "à l’arrêt" dans la région du Golfe.
Le conflit, amorcé le 28 février par une offensive des États-Unis et d'Israël contre l'Iran, a entraîné des répercussions significatives. En réponse, Téhéran a bloqué le détroit d'Ormuz, une voie de passage vitale par laquelle transitent habituellement environ 20% du brut mondial. Cela a engendré une flambée des prix ainsi qu'une chute soudaine de l'approvisionnement.







