Le président américain a récemment lancé une attaque virulente contre le pape Léon XIV, en publiant sur son réseau social Truth Social une image générée par intelligence artificielle ressemblant à celle du Christ. Une démarche qui, selon plusieurs observateurs, pourrait lui aliéner une part significative de son électorat catholique.
Il est rare qu'un chef d'État prenne ouvertement position contre le souverain pontife, encore moins qu'il se pare des traits de Jésus-Christ. Cette réaction de Donald Trump, intervenue dans la nuit du dimanche 12 au lundi 13 avril, est perçue par beaucoup comme une ligne rouge franchie, provoquant des critiques qui ne viennent pas uniquement de la gauche, mais aussi d'une frange conservatrice de ses supporters. Le journal Le Monde rapporte que de nombreux fidèles estiment cette attaque contre le pape inappropriée, voire offensante.
Depuis plusieurs mois, le pape Léon XIV ne cesse de prôner la paix et le respect du droit international, des valeurs parfois en friche chez certains membres de l'administration Trump. Pendant longtemps, le gouvernement américain a fait preuve de retenue face aux critiques pontificales. Cependant, ce dernier échange semble marquer un tournant en rendant la critique personnelle, une manœuvre que plusieurs experts politiques jugent risquée.
« L'alignement de Trump sur des positions polarisantes pourrait réellement le pénaliser dans les urnes, surtout dans des États où les catholiques représentent une part importante du vote », analyse Mark Haller, politologue à l'Université de Georgetown. D'autres spécialistes partagent cet avis, mettant en avant que la foi catholique au sein de la population américaine pourrait se révéler déterminante lors des prochaines élections, particulièrement si la polarisation continue de s'accentuer.







