Une récente étude souligne qu'un régime alimentaire riche en légumineuses, en céréales complètes, en fruits à coque, en fruits et légumes, et pauvre en viande, pourrait prolonger notre espérance de vie de plus de dix ans.
À l’université de Bergen en Norvège, des chercheurs ont décidé de quantifier les effets d’un changement alimentaire sur l’espérance de vie. Leur étude, publiée le 8 février 2022 dans la revue PLOS Medicine, démontre qu’un passage d’un régime occidental typique, riche en produits laitiers et en viande, à un « régime optimal », peut avoir des conséquences remarquables sur la longévité. Ils estiment qu’un homme de 20 ans pourrait gagner jusqu'à dix ans d’espérance de vie en modifiant son alimentation.
Des bénéfices significatifs selon l'âge de changement
Pour mesurer cet impact, les chercheurs se sont basés sur les données du Global Burden of Disease (GBD), un programme mondial d’épidémiologie. En 2019, le GBD avait établi que près de 11 millions de décès prématurés étaient dus à une mauvaise alimentation. Lars Thore Fadnes, professeur à l’université de Bergen, explique que l’objectif était d’évaluer comment divers ajustements alimentaires pouvaient influencer la santé.
Cette étude met en avant qu’un homme qui commence à 20 ans peut espérer augmenter son espérance de vie de 13 ans, et une femme, de 10,7 ans. Les bénéfices sont encore plus marqués si l’on s’engage dans des choix alimentaires plus sains tôt, révélant qu’un changement effectué dès 20 ans peut générer un gain de 48 % comparé à celuiInitiée à 60 ans, et trois fois plus qu'en débutant à 80 ans.
Des résultats tangibles dès les premiers changements
Pour exemple, augmenter sa consommation de légumineuses à 200 grammes par jour pourrait rapporter plus de deux ans à une personne de 20 ans. Des augmentations similaires pour les céréales complètes et les fruits à coque sont également notables, tandis que réduire la viande rouge influe également sur l’espérance de vie.
Mais ces ajustements alimentaires ne se limitent pas aux personnes jeunes. Modifier son régime à 60 ans peut encore ajouter environ 8 ans de vie, et à 80 ans, 3,4 ans. Chaque portion de fruits et légumes introduite dans l’alimentation apporte des bénéfices, selon Mathilde Touvier, directrice de l'Équipe de Recherche en Épidémiologie Nutritionnelle.
L’étude démontre aussi que des changements intermédiaires — comme 100 grammes de légumineuses et seulement 50 grammes de viande rouge — peuvent engendrer un gain d'environ 7 % sur l’espérance de vie, à tout âge. Il est donc toujours possible d’améliorer sa santé grâce à une alimentation optimisée.







