La réforme des retraites de 2023 a apporté certaines avancées pour les anciens bénéficiaires de TUC (travaux d'utilité collective), leur permettant de comptabiliser des trimestres afin d’atteindre le taux plein de retraite. Cependant, un revers notable demeure : ces trimestres ne sont pas pris en compte pour le dispositif "carrières longues", une décision récemment validée par le Conseil d'État.
Des années de travail non reconnues
Les TUC, instaurés en 1984 et supprimés en 1990, ont été historiquement mis en place pour soutenir des jeunes sans emploi ni formation, âgés de 16 à 25 ans. Bien que ces contrats aient été interprétés par la réforme comme des périodes de travail, le fait qu'ils ne soient pas considérés comme "réputés cotisés" exclut les bénéficiaires d'un départ anticipé sous le régime des carrières longues. Ce dispositif est destiné à ceux ayant entamé leur vie professionnelle dès l’adolescence.
Un combat pour l’équité
L'association "TUC, les oubliés", qui milite pour la reconnaissance des droits des anciens TUC, a exprimé son indignation face à cette décision. Son trésorier, Yves Coussement, a souligné l’absurdité d’attendre tant d’années pour finalement recevoir une demi-reconnaissance de leurs efforts. Après une approche inaboutie auprès du Premier ministre en janvier 2024, l'association a jugé nécessaire de saisir le Conseil d'État durant l'été 2024. Même si la décision n'a pas été favorable, elle reste déterminée à poursuivre sa lutte pour l'égalité des droits.







