Les branchés se l'approprient, les villes la font couler en fontaines pétillantes. L'eau du robinet devient tendance.
L'eau du robinet est bénéfique pour la santé, le budget et l'environnement. De plus en plus de personnes l'adoptent, et les villes mettent en avant des fontaines de qualité. Les idées novatrices affluent pour la promouvoir.
Face à un tableau alimentaire où la fraîcheur localement produite prime—salades, vins et fromages—, l'eau du robinet s'est imposée comme un choix judicieux tant pour les économies réalisées que pour son impact écologique. Elle dégage également une certaine allure, surtout lorsqu'elle est servie dans une gourde assortie à un ensemble chic. L.A. est un exemple flagrant, mais cette tendance se répand ailleurs. À la maison, l'élégance est désormais synonyme d'économie. En matière de gastronomie, la bouteille d'eau, même en verre, vendue en supermarché, est dépassée. Pourquoi ne pas profiter des fontaines publiques ?
Plus locavore tu meurs
Consommer local, c'est le mantra des dernières années. Ce principe s'étend à l'eau du robinet, qui se révèle замыселidéal pour réduire son empreinte carbone. La prochaine fois qu'on vous demandera : "Quel est votre geste pour l'environnement ?", répondez fièrement : "Je bois de l'eau du robinet." Pour peaufiner votre image de citoyen soucieux de la planète—et de votre budget, car l'eau du robinet coûte entre 100 et 300 fois moins cher que l'eau embouteillée—, rappelez-vous que l'eau en bouteille génère 2 500 fois plus d'émissions de gaz à effet de serre. De surcroît, elle contribue à la pollution plastique. Bien que certains affirment que le recyclage compense, il reste des coûts énergétiques associés à cette pratique. Quelle est la vraie différence en termes de goût, me direz-vous ?
Un produit du terroir
À Bordeaux, tout comme dans d'autres régions viticoles, l'origine de l'eau est tout aussi précieuse que celle du vin. La Lyonnaise des eaux a même mis en place un Observatoire du goût, avec 120 experts, pour analyser les variations de saveur en fonction des sols et des minéraux. À l'échelle nationale, 69 % des Bordelais consomment de l'eau du robinet, un chiffre qui grimpe à 85 % à Marseille, reconnue pour sa "Meilleure eau de France" selon le magazine Ça m'intéresse. Celle-ci a la particularité d'être affinée à l'ozone depuis 1982 et jouit d'une réputation bien établie.
À noter
Les IIIes Rencontres parisiennes Eau & Cinéma se poursuivent jusqu'au 25 mars au Pavillon de l'eau (Paris 16e). Bordeaux, en tant que ville gastronomique, a installé des bars à eaux et organise des dégustations dans plusieurs communes jusqu'au 8 avril.
Eaux plurielles
Il n'existe pas un type unique d'eau du robinet. À Paris par exemple, la saveur et les propriétés de l'eau varient considérablement selon les arrondissements. La capitale tire son approvisionnement d'eaux souterraines et de rivières. Les premières proviennent de régions comme Sens et Fontainebleau, tandis que les secondes sont retenues dans la Seine et la Marne. Une autre source d'eau est la nappe d'Albien, accessible à 600 m sous terre. Des fontaines dans divers arrondissements permettent aux habitants de profiter de cette eau riche en minéraux. Depuis peu, une fontaine pétillante publique a été installée, visant à rendre l'eau encore plus attrayante. Des initiatives originales comme l'eau gazéifiée de Besançon, commercialisée en bouteilles de verre consignée, montrent que la tendance pour l'eau est à la fois innovante et durable.







