Le pic de l’Aneto, le plus haut sommet des Pyrénées, est une scène de tensions récurrentes. La croix en bois, récemment mise en place par un jeune de 18 ans, Maël le Lagadec, a été victime de vandalisme le 22 mai. Heureusement, celle-ci a été remise en place par des alpinistes espagnols dès le lendemain. Détails sur cet incident dramatique.
Ce week-end, Maël le Lagadec avait déjà exprimé ses inquiétudes concernant la longévité de sa croix. En contact avec Valeurs Actuelles, il disait : « Je suis assez inquiet quant à la durée de vie de ma croix. Si je dois la replacer, je le ferai. » Malheureusement, sa crainte s'est concrétisée lorsqu'il a appris le sort réservé à l'œuvre qu'il avait forgée avec passion.
La croix, haute d’un mètre dix et pesant 35 kilos, a été jetée dans le vide, retrouvée à une centaine de mètres plus bas, intacte dans la neige. « J’avais conçu la croix pour qu’elle supporte les intempéries et les chocs », a rassuré Maël, soulignant sa détermination à préserver son message.
Récupération orchestrée par des alpinistes
Le jeune homme, dévasté par la nouvelle, a rapidement été soulagé par un groupe d’alpinistes espagnols qui ont récupéré la croix. Sur les réseaux sociaux, ils ont partagé des images de leur intervention. La croix a été replacée sur le socle de l’ancienne croix en métal, un emplacement plus sécurisé, selon le jeune montalbanais : « Malgré le risque de nouveau vandalisme, elle est maintenant à l’abri des chocs climatiques. »
Maël a salué cette belle initiative, déclarant que « le respect doit toujours l’emporter sur la haine. » Cependant, il entend poursuivre sa mission, prêt à grimper à nouveau avec l'intention de mieux enraciné cet emblème. « Je vais avancer la date de ma prochaine ascension, mais je ne communiquerai pas de détails pour éviter d'attirer de nouvelles tensions », a-t-il ajouté.
La réponse des autorités n'a pas tardé, et la Guardia Civil a ouvert une enquête sur le découpage de la croix métallique, survenu un mois plus tôt, pour déterminer l'implication de ces actes méprisables.
Le pic de l’Aneto devient un symbole des luttes entre le respect des traditions et le vandalisme moderne, illustrant ainsi des tensions culturelles plus larges au sein de la société.







