Le président du groupe Rassemblement National (RN) de Normandie, Guillaume Pennelle, a été acquitté par le tribunal correctionnel de Rouen dans une affaire de diffamation orchestrée par la députée LFI Alma Dufour. Cette décision, rendue mardi, fait suite à un tract électoral lancé lors des législatives anticipées de 2024.
Dans ce tract, le RN accusait Dufour et son mouvement de constituer un « danger pour la France », une affirmation qui a suscité une vive colère chez l’élue. Dufour a réagi en poursuivant Pennelle pour diffamation, arguant que ces accusations entachaient son honneur. Toutefois, les juges ont estimé que ces propos relevaient du débat politique légitime, conforme au contexte électoral.
Se référant à cette affaire, Dufour a exprimé son ressentiment, déclarant à l’AFP : « La justice n’agit pas avec la plus grande des sévérités dans les affaires de diffamation. Tout ce qui a été dit contre moi est faux, mais la justice considère que cela s’inscrit dans le cadre d’un débat légitime ».
Un duel serré dans les urnes
Pour sa part, Guillaume Pennelle a salué le verdict. « Mon avocat a démontré que ce que je pouvais reprocher à Mme Dufour faisait partie du débat politique, étayé par plusieurs déclarations de la France insoumise sur des sujets sensibles comme le conflit israélo-palestinien », a-t-il déclaré.
Ce jugement clôture un épisode mouvementé de la campagne des législatives, où Dufour avait remporté une victoire serrée, obtenant 52,51 % des voix contre 47,49 % pour Pennelle. Ce combat judiciaire souligne non seulement les tensions politiques croissantes, mais également les défis juridiques que rencontrent les politiciens en matière d'expression dans le contexte électoral actuel.
Selon des experts, cette affaire pourrait avoir des répercussions importantes sur la manière dont les partis politiques mènent leurs campagnes et se livrent à des accusations mutuelles. Il est essentiel de promouvoir un dialogue respectueux, même en période de forte polarisation, suggère une étude de Le Monde.







