Le directeur du théâtre parisien La Scala, Frédéric Biessy, a récemment fait l'objet de vives critiques après un discours jugé inapproprié prononcé devant des lycéens, dont certains étaient issus d’un établissement juif. Il a critiqué ouvertement Donald Trump et Benjamin Netanyahou, des propos qui ont choqué et blessé certaines oreilles sensibles. Dans un communiqué ultérieur, il a exprimé ses regrets pour ces interventions politiques malvenues, affirmant qu'il ne souhaitait pas viser une religion ou une communauté spécifique.
"J’ai exprimé mes réflexions dans un cadre de défense de la liberté d’expression, mais il était inapproprié de l’inscrire dans un contexte politique international", a déclaré Biessy dans une lettre adressée aux élèves et à leurs parents, tout en reconnaissant les effets déstabilisants de ses paroles.
Cette semaine, des élèves de l’Alliance israélite universelle ont assisté à des représentations au théâtre, dans le cadre d’un programme soutenu par la région Île-de-France. Le Fonds social juif unifié (FSJU) a dénoncé les répercussions perturbantes de cet incident, exigeant des clarifications concernant les comportements inacceptables qui ont suivi le discours de Biessy.
Selon le FSJU, plusieurs élèves ont été confrontés à des propos choquants, ce qui a incité une réaction rapide des responsables éducatifs présents. Biessy s’est dit conscient de sa part de responsabilité dans la gestion de cette situation et a regretté de ne pas avoir pu prévenir les insultes qui auraient pu être échangées entre les élèves après son intervention.
"Je m’excuse sincèrement si mes mots ont pu susciter des malentendus ou des offensés. Je mesure maintenant que mes tentatives de défendre la liberté d’expression n’étaient pas adaptées à ce contexte particulier", a-t-il conclu.
Toutefois, ni le rectorat ni le ministère de l'Éducation n'ont encore commenté l’incident, laissant place à des interrogations sur la gestion de la liberté d’expression dans des environnements éducatifs sensibles.







