Hubert Bonneau, directeur général de la gendarmerie, a qualifié, le mardi 9 juin 2026, l'affaire Lyhanna d'« échec » pour l'institution. Il attend avec impatience les résultats de l'enquête menée par l'IGGN pour identifier les éventuels dysfonctionnements dans cette affaire tragique.
La découverte du corps de Lyhanna, disparue depuis six jours, a plongé la gendarmerie dans une crise de confiance. Le général Hubert Bonneau a affirmé lors du JT de TF1 : « C’est un échec pour la gendarmerie », ajoutant que les membres de l'institution vivent ce drame comme un lâchement face à leurs engagements de protection des plus vulnérables.
« On intègre la gendarmerie par conviction, pour défendre nos concitoyens. Quand la réalité se traduit par des drames, je ne peux que parler d'échec », a-t-il déclaré, tout en soulignant qu'il n'envisageait pas de quitter son poste malgré la gravité de la situation.
Lyhanna, une collégienne de 11 ans, a été retrouvée sans vie dans un silo désaffecté dans le Gers, présentant des signes tragiques de négligence dans la gestion de l'enquête. Le principal suspect, Jérôme Barella, avait déjà à son actif plusieurs signalements pour violences sexuelles.
« Quatre mois, c’est trop long »
Une plainte pour viol avait été déposée en août 2025 contre Jérôme Barella, mais six mois se sont écoulés sans qu'il ne soit interrogé dans cette affaire. « Quand un suspect est identifié et que plusieurs mois passent sans action, c’est inacceptable », a reconnu le général Bonneau. En effet, la gendarmerie reçoit en continu des signalements pour violences sexuelles.
Le général a également du mal à expliquer pourquoi la mère de la victime a été confrontée à des menaces après avoir insisté pour avoir des nouvelles de l'enquête. « Nous devons faire toute la lumière sur cette affaire et sur la manière dont elle a été gérée », a-t-il promis.
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