Karim Khan traverse une période tumultueuse. Le procureur général de la Cour pénale internationale (CPI) a été suspendu ce lundi suite à des allégations d’agression sexuelle formulées par une membre de son équipe. Cette décision a été prise par les 21 membres du bureau de l’Assemblée de la CPI, qui ont défini que « la suspension est immédiate » tout en précisant qu'elle ne préjuge pas du résultat final de l'enquête.
Karim Khan réagit face aux accusations
Karim Khan, qui fait actuellement l’objet d’une enquête, avait déjà pris du recul depuis mai 2025 pour se défendre, rejetant fermement les accusations portées contre lui. Sa défense est d'autant plus significative qu'il a été récemment impliqué dans un dossier pour crimes contre l’humanité lié à l’ancien président philippin Rodrigo Duterte.
Dans un communiqué, le bureau de la CPI a insisté sur le fait que cette suspension était nécessaire en raison de la gravité des allégations, mais a également fait savoir que les 125 États membres de la CPI devront se prononcer rapidement pour régler cette affaire.
Karim Khan, âgé de 55 ans et en fonction depuis juin 2021, est connu pour avoir été à l'origine d'importants mandats d'arrêt, notamment contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et d'autres personnalités politiques pendant le conflit à Gaza. Sa position a suscité l'opposition d'Israël, qui a demandé sa récusation, et il a également été visé par des sanctions des États-Unis.
Alors que cette affaire se dessine dans un contexte tendu, l'expert en droit international, Dr. Claire Moreau, déclare : "La CPI est confrontée à des défis internes importants, et cette situation pourrait avoir un impact sur sa crédibilité."
À l'heure actuelle, les regards se tournent vers les prochaines étapes de cette enquête, qui pourrait redéfinir non seulement l'avenir de Karim Khan, mais aussi celui de l'institution elle-même.







